S’écouter, qu’est-ce que ça veut dire ?

J’entends régulièrement qu’il « faut prendre soin de soi », qu’il « faut s’écouter ». De quoi s’agit-il ? Aller marcher ? Se faire masser ? Faire du sport ? Finir ce livre que vous avez trop longtemps laissé de côté ? Ou encore passer une semaine en solitaire ? La liste des activités potentielles est infinie, et propre à chacun. Prendre quelques minutes pour respirer, c’est aussi se permettre de revenir à soi.

« Soi » ?

Au fondement de cette question, il y a ce que l’on entend par « soi ». Qu’y a-t-il dans le « s » apostrophe de « s’écouter » ? Que s’agit-il d’écouter en soi ? Il s’agit d’abord d’écouter la multiplicité qui s’exprime en nous. Tout un chacun est face à de multiples questions dans l’existence, et peut se sentir tiraillé.  Le tiraillement, c’est un conflit interne. Un conflit entre différentes voix intérieures ou parts de soi, quel que soit le nom que l’on y donne. Un des noms de cette question est altérité. 

L’autre en soi

S’écouter, c’est écouter l’autre en soi, cet autre qui a du mal à se faire entendre lorsque le vacarme de l’existence est trop fort. Cet autre peut se manifester sous nombre d’aspects, psychiques et somatiques. Je vois la relation à l’autre à l’extérieur (famille, amis, partenaires de vie de toutes sortes, sans parler de ceux que l’on juge d’autant plus facilement qu’on ne les connait pas) et la relation à l’autre à l’intérieur comme deux faces de la même pièce. L’un ne va pas sans l’autre. Mais il est difficile d’en faire seul·e l’analyse…

Consulter un psy, c’est se donner des moyens d’accéder à l’autre en soi par le biais d’un autre hors de soi. De s’écouter en étant écouté.